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DADVSI


Qu'est-ce que WEIL?


Video Encoded Invisible Light, une façon d'inscruster un flux de données à 120bps dans une image vidéo, de telle sorte qu'il puisse être capté par un photodiode visant l'écran et décodé. WEIL nous propose une sorte d'appareil photo qui fait gagner des bons de réductions; une sorte de PDA qui permet de passer commande; enfin, un jouet interactif. On ne dit pas si je jouet passe des commandes.

On n'a aucune difficulté à comprendre que ce flux de 120bps peut être utilisé pour transmettre un code de propriété, et que ce code reste incrusté dans le signal analogique RVB. Il ne reste qu'à équiper le convertisseur analogique/numérique d'un décodeur qui autorisera ou non la conversion. http://www.eff.org/IP/Video/HDTV/20020524_eff_bpdg_pr.html

Astucieux mais rien de transcendant. Ceci est réalisable aujourd'hui et vise tout type de magnétoscope à entrée analogique. En revanche, son scénario du caméscope DRM est un peu plus lointain, mais probablement réalisable.

Qu'est-ce que CGMS-A?


Copy Generation Management System Analogue, 2 bits de code dans l'interval de retour vertical, dont les quatre significations sont:
0, 0 = CopyFreely? - Unlimited copies may be made of the content.
0, 1 = CopyoMore?* - One generation of copies has already been made; no further copying is allowed.
1, 0 = CopyOnce? - One generation of copies may be made
1, 1 = CopyNever? - No copies may be made of the content.
http://en.wikipedia.org/wiki/CGMS-A

Plus ancien (1995), celui-ci ne "passe pas" l'écran optiquement, mais il est reconnu par les magnétoscopes et DVD "compliants".

Regardez bien ce qui se passe ici


CGMS-A n'est pas obligatoire au regard de DMCA. En effet, celui-ci reconnaît que les technologies qui gèrent des données non chiffrées, dans des formats ouverts, ne sont pas concernés par le DMCA. Les détenteurs des droits (des oeuvres) n'ont pas le droit de contrôler les technologies généralistes telles que les ordinateurs, les cartes-son ou le logiciel destinés à traiter des formats ouverts.

C'est pourquoi rien n'empêche de relier sa télévision ou son lecteur de CD à son ordinateur et d'y transférer un programme sous forme analogique. Mais que se passerait-il si les constructeurs d'ordinateur décidaient librement de se soumettre à CGMS-A? Vous avez deviné. Le trou est bouché. Rien ne sort plus des mailles du filet. C'est à ce moment qu'entre...

Microsoft


Microsoft's collaboration on CGMS-A comes in the form of the Protected Broadcast Driver Architecture (PBDA) in the forthcoming Windows Longhorn and other Windows operating systems. PBDA also includes support for applying DRM restrictions to programming received from conditional access systems such as premium cable. Prior to the recent court decision striking down the broadcast flag rule, PBDA also included mechanisms for broadcast flag compliance.

http://www.eff.org/deeplinks/archives/003807.php

Longhorn est CGMS-A compliant. Et pour cela, il se repose sur des cartes d'acquisition (audio ou video) certifiées. Vendre des cartes non certifiées, écrire des drivers non certifiés, tomberont sous le coup de DADVSI. Ce sont des contournements des MTP, les Mesures Techniques de Protection. Il ne s'agit pas de Linux ici. Il ne s'agit pas de l'Open Source. Il s'agit de l'industrie OEM pour PC sous Windows.

Et l'audio?


Excepté cette mainmise de l'industrie du loisir sur celles de l'informatique et de l'audiovisuel qui peut leur être très préjudiciable, tout ce qui précède me concerne peu. Je n'ai pas de télévision.

Peut-on cacher un filigrane dans un son analogique? La réponse est oui, et la clé est masquage psycho-acoustique. J'utilise tous les jours des égaliseurs auto-daptatifs qui le font sans que les auditeurs ne s'en rendent compte. Je ne connais pas d'applications en DRM, mais je peux dire que c'est faisable.

Mise à jour


L'audio watermarking fait l'objet de nombreux travaux. Les procédés s'orientent vers une modulation à large bande (spread-spectrum), ce qui n'a rien d'étonnant. On peut dire que les systèmes actuels sont acceptables en basse fidélité dans le sens où il n'engendrent que des artéfacts inaudibles. En revanche, le débat porte sur la haute-fidélité où il a été jusqu'ici impossible de cacher le filigrane aux oreilles des auditeurs.

La "problème" est aigu pour le SACD et Philips, comme à son habitude, privilégie la qualité audio.
L'Audio Watermarking Seminar a bien posé le problème, et les écoutes en studio se sont révélées désastreuses. On retrouve une fois de plus (comme pour la protection anti-copie des CD par augmentation du taux d'erreur) que la protection anti-copie s'oppose à la qualité, et on se demande alors à quoi bon faire des efforts pour élever cette dernière si les producteurs nous demandent de la saboter.

Par contre, il ne reste plus d'obstacle au watermarking de tous les flux basse-fidélité.
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